Histoires du Manitoba - Artefacts

RR-332

Violon de Claude Ayotte

c. Inconnu

 

Ce violon de marque Stradivarius date de l'année 1921. Le devant est fait de bois d'épinette blanche, le dos est fait du bois d'érable d’Allemagne, et les côtés sont faits d’acajou. Plusieurs autres pièces sont faites de bois de cocobolo avec des décorations faites d'ivoire. Claude Ayotte achète son premier violon à l’âge de 16 ans en 1936, au coût de 4,95$. À ce temps, il travaille pour un fermier qui le paye 5$ par mois. Dans les années 1940, il s’inscrit aux forces aériennes et reste longtemps sans jouer le violon.

Après avoir subi une crise cardiaque dans les années 1940, il décide d'acheter un nouveau violon pour passer le temps, chez le luthier Alex Mireault. M. Mireault convainc M. Ayotte qu'il serait très capable de fabriquer son propre violon. Après une deuxième crise cardiaque, M. Ayotte se tourne encore plus au violon, car il n'est plus en mesure de travailler. Il fabrique son premier violon en 1979. Il apprend comment le faire en parlant à plusieurs luthiers, il fait venir des livres de France et d’ailleurs pour en apprendre plus.

M. Ayotte nous a parlé du temps et du travail que ça prend pour sculpter un violon. Il a dit que ça prend près de quatre cents heures de travail pour fabriquer un violon du début à la fin. Il croyait que les violons avaient une âme et que c'est le rôle du luthier d'installer cette âme au violon en installant la dernière pièce, un petit poteau qui connecte le dessus de l'instrument avec son dos pour lui donner la résonance. Le luthier Claude Ayotte a fabriqué 16 violons au cours de sa vie.

RR-338-A-F

Violon d'Andy Desjarlais

 

Fabriqué à Prague, en Tchécoslovaquie, dans les années 1930, selon le modèle de Guarneri, ce violon a appartenu à Andy De Jarlis (né André Desjarlais), violoneux de réputation national. ''Violoneux'' désigne une personne qui joue de la musique folklorique au violon, de tradition populaire plutôt que classique. Empruntant des Écossais, des Français et des Métis, cette tradition retrace ses origines à l'époque de la traite des fourrures dans l'Ouest canadien.

Andy De Jarlis est né à Woodridge, au Manitoba, en 1914. Il est descendant d'une famille de violoneux métis. Il compte Pierre Falcon, connu comme le ''barde de la Rivière Rouge'' parmi ses ancêtres. Andy De Jarlis est initié au violon à l’âge de 1 an. En 1934, il déménage à Winnipeg et à partir de 1937, il joue sur les ondes de la radio à Winnipeg accompagné des Red River Mates. Sa carrière l'amène à Vancouver et ensuite à Montréal où il fait des programmes pour la télévision avec son orchestre ''The Early Settlers''. Il revient à Winnipeg où il divertit les gens dans les soirées sociales et les fêtes.

En 1969, il est le premier Canadien à remporter le prix annuel de la Broadcast Music Canada Inc. À son décès en 1975, M. De Jarlis compte à son actif plus de 200 compositions musicales (gigues, reels, polkas et valses) ainsi que plus de 38 disques enregistrés.

Violon de Régis Meilleur

 

RR-466

Violoncelle, 1885-1890

Au temps de la création de la province du Manitoba en 1870, la constitution de cette nouvelle province reconnait la diversité linguistique et culturelle de sa population. En 1890, l'Anglais est faite la seule langue officielle de la province par la législature Manitobaine. La communauté francophone se mobilise après la création de la loi Thonton, qui supprime les écoles bilingues au Manitoba et abolit le'enseignement de la langue française, pour créer l'Association d'éducation des Canadien français du Manitoba. C'est seulement en 1979 que le français est rétablit dans la province, ensuite les francophones regagnent la gestion scolaire en 1993.

MS-615, 617, 619 & 623

Rubans commémoratifs du magasin Eaton’s, 1909, 1950, 1955, 1968

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DO-1143 & DO-1150

Tire-bouchon

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MS-298

Bouteille de bière

 

Edward Lancaster Drewery s’installe à Winnipeg en 1877 et devient le propriétaire de la brasserie Herchmer et Batkin. Il prend également possession de la maison Redwood, rattachée à la brasserie, construite par William Inkster en 1857. À l’époque, l’étendue de la propriété de la brasserie Redwood est une de plus vaste et complète des brasseries de l’Ouest canadien. Elle connaît aussi une grande popularité grâce à la production de la bière, de l’ale, de la porter, de la bière au gingembre et de l'eau gazeuse. Cette bouteille de bière au gingembre de Golden Key date des années 1890.

MS-163

Bouteille de bière en grès

 

Vers 1902, Alexander Ferguson, Henry Maley et Edward Maley fondent la Brandon Brewery Company. La brasserie elle-même est construite en 1907 et se spécialise dans la production de lagers, d’ales, de porters et d’eau gazeuse. En 1923, elle devient la Premier Brewing Company à la suite de son achat par un syndicat de Winnipeg.

MS-129

Bouteille de bière

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MS-157, 162, 228, 259, 266, 393, 394, 494, 507, 584

Bouteilles et boîtes de nourriture d'origine manitobaine

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GG-132

Carnet de rationnement, 1942

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GG-59, GG-149 & GG-153

Carnet de rationnement, 1939 à 1945

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GG-158-A-L

Balance de poste

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IS-149

Balance de poste, 1988

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GG-130 & GG-131

Plaque d'immatriculation de vélo, 1951 et 1965

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IS-133-A-O

Trousse de barbier, vers 1930

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IS-147

Imprimante de chéques, vers 1970

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IS-103

Machine a écrire portative

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ARC-69

Échantillon de colza

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ARC-70 à ARC-77

Échantillons de grains manitobains

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RR-187-A-B

Trompette d'appel

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MS - 507

Boîte de miel

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AG-83

Enfumoir, 1930

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MS 648 & 649

Boite à farine avec pelle

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MS-680

Boîte a biscuits

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MS-685

Additioneuse, 1930

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CT-582-A

Perceuse a main, 1920

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RR-837, 838, 839

Ensemble de Ping Pong, début des années 1900

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RR-919

Jeu de « Quiz me »

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PP-1198-A-C

Chapeau haut de forme, 1885

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RR-914

Jeu de « Lost Heir », les années 1920

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RR-930

Jeu de « Shoo le Kaiser »

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RR-933

Dominos

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RR-921

Jeu de cartes miniatures

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RR-179-A-E

Planche de Cribbage

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RR-929

Jeu de « Game of Authors »

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DO-1287

Acessoire de couture

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PP-747-A-K

Ensemble à rasoir

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ER-464

Bouteille d'eau miraculeuse de Lourdes

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RR-835

Flûte à bec

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RR-520

Accordeur

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RR-220

Guimbarde

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RR-934

Petit livret « Musical Games »

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RR-915

Ludo, début de 20e siècle

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AP-2-A

Lunettes

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DA-232

Montre de poche, 1901

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RR-683

Les patins d'Alberta Bernier

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PP-92

Canne à pommeau d'or, 1896

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RR-162

Tracteur

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PP-1003

Coffre en bois de Marc-Amable Girard, 1874

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RR-188

Jeu de Backgammon

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RR-137-A1-V7

Herbier du père Champagne, 1945-46

 

Collection de plantes natives du Manitoba, séchées et pressées entre des feuilles de papier. La collection sert de support physique à différentes études sur les plantes. La collection compte plus de 150 spécimens, collectionnées par le Père Champagne. À noter que certains termes scientifiques pourraient différer de ce qui avait été noté par cet amateur pendant les années 1940.

 

Vergerette - Fleabane

Famille de plantes : Composées

Nom latin : Erigeron Glabellus Nutt

Collectionné de : Treherne, Manitoba

Terrain : Coteux sablonneux

 

Antennaire - Antennaria

Famille de plantes : Composées

Nom latin : Artennaria denikeana

Collectionné de : Notre-Dame-de-Lourdes, Manitoba

Terrain : Coteux sablonneux, commun dans les clairièles

 

Petits cochons (Herbe-crapaud) - Purple Pitcher plant

Famille de plantes : Sarracéniacées

Nom latin : Sarracenia purpurea

Collectionné de : Fort Alexander, Manitoba

Terrain : Tourbière

 

Topinambour - Jerusalem Artichoke

Famille de plantes : Composées

Nom latin : Helianthus Tuberosus, Subcanescens Gray

Collectionné de : Saint-Boniface, Manitoba

Terrain : Bordure des bois

 

Gentiane frangée - Fringed Gentian

Famille de plantes : Gentianacées

Nom latin : Gentiana Crinita Froel (Anthropogon Crinitus)

Collectionné de : Rathwell, Manitoba

Terrain : Prairies basses et sablonneuses

 

Anémone des prairies - Pasque Flower (Prairie Smoke Crocus)

Famille de plantes : Anemone

Nom latin : Anemone patens, var. Wolfgangiana - Pulsatilla ludoviciana

Collectionné de : Brookside Blvd, Winnipeg, Manitoba

Terrain : Prairies et bois sablonneux

 

DD-546

« Stylistique Française, Livre du Maitre 5e édition », 1931

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ER-979

« Mes premières leçons de rédaction », 1915

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EE-107

Sac a feu perlé, 1933

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DD-319

Enveloppe et timbre commémoratif Louis Riel, 1970

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TFT-91-A

Corne à poudre d'Ambroise Lépine

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CF-30 / DD-26

Document de provenance, 1932

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ER-978

« Leçons de Langue Française Cours Moyen », 1912

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ER-668-A-B

Ruban de l'association d'éducation des Canadiens-Français du Manitoba

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ER-661

Ruban de l'Union national Métis de Saint-Joseph du Manitoba

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MM-110

Boîte de conserves

Boîte de conserve retrouvée après la bataille de la Coulée des Touronds / Fish Creek en 1885. La bataille de la Coulée des Touronds est la première rencontre entre le Général Middleton et les Métis en 1885. Cette bataille a lieu le 24 avril 1885, alors que Gabriel Dumont et 150 soldats métis avaient créé une embuscade en creusant des tranchées dans la coulée même. Bien que cette bataille se termine essentiellement en impasse, la perte significative de soldats force Middleton à se retirer, permettant ainsi aux Métis de retourner vers Batoche pour se ressourcer.

MM-108

Cartouche de fusil, 1885

Cartouche trouvée dans une tranchée à Battleford, Saskatchewan, datant de la résistance de 1885. Battleford devient la capitale des vastes Territoires du Nord-Ouest en 1876. La toute nouvelle Police à cheval du Nord-Ouest (PCN-O) s’installe au Fort Battleford cette même année. Le Fort est un endroit d’importance lors des événements de la résistance du Nord-Ouest en 1885 : c’est le lieu où le Chef Poundmaker est arrêté, ainsi que l’endroit où la pendaison publique de huit hommes autochtones a lieu en novembre 1885.

DO-1568

Crochet en ivoire

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GG-155

Enveloppe contenant les brins de la corde dite employée pour pendaison de Louis Riel, 1969

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DA-677

Boîte en métal gravée par Henriette Riel Poitras

Cette petite boîte en métal est donnée à Jean-Marie Poitras par sa femme Henriette Poitras (née Riel). La boîte est ornée d’une inscription :

J. M. Poitras

Quand la mort aura fermé mes yeux, pense à ta femme qui t’a chéri et supplie Jésus pour mon âme, afin qu’elle souffre moins longtemps ne m’oublie pas dans toute ta vie — Henriette

PP-1106

Bague chevalière

Cette bague reste dans la maison de la famille Riel à Saint-Vital pendant plusieurs années. Selon la famille, la bague appartenait à Louis Riel, mais est ensuite transmise dans la famille de Joseph Riel et d’Amanda Perreault. Madame Claudette Doyle (née Riel), accompagnée de ses héritières éventuelles, transfère cette bague au MSBM en 2016, avec un miroir qui avait ‘toujours été dans la maison familiale’.

EE-103-A-C

Pemmican

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PP-883 & PP-884

Blague à tabac

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AA-173

Dessin fait par Sara Riel

Sara Riel dessine la vue de la mission de Saint-Jean-Baptiste, Île-à-la-Crosse, en 1874.

Sara nait en 1848 de Louis Riel père et Julie Lagimodière. Elle entre chez les Sœurs Grises en 1865 et prend le nom de Sr Marguerite-Marie en 1872. Elle est la première Sœur Grise métisse à devenir missionnaire, partant pour œuvrer à l’hôpital et à l’école de la mission en 1871 et y reste jusqu’à sa mort de tuberculose en 1883. Elle maintient une relation proche avec son frère Louis tout au long de sa vie, comme en témoignent les multiples lettres qui lui sont rédigées au fil des années.

EE-173

Calumet

Selon l’histoire orale dans une lignée de la famille, Jean-Baptiste « La Prairie » Lagimodière de la Petite Pointe-des-Chênes (maintenant Lorette) reçoit ce calumet en guise de reconnaissance pour sa générosité envers un groupe d’autochtones de la nation Dakota.

Au début des années 1880 alors que les Dakotas sont encore persécutés aux États-Unis, un groupe d’entre eux s'enfuyant de l'armée américaine, traverse la frontière internationale. De là, ils sont accompagnés par la police montée, jusqu'à une des fermes Lagimodière (à l’endroit surnommé ‘La Compagnie Graisse’) entre Lorette et Prairie Grove. La Prairie et son fils Elzéar ont la réputation d’être généreux, et ils accueillent les Dakotas afin qu’ils puissent trouver refuge chez eux. La Prairie leur donne des provisions et une vache à abattre afin de subvenir à leurs besoins. En reconnaissance de son aide et de sa générosité, le chef Dakota nomme La Prairie son « frère de cœur » et lui offre ce calumet. D’autres objets sont aussi offerts à La Prairie lors de cette cérémonie, tels que la veste perlée qui fait partie des collections du MSBM depuis 2016. Les deux objets sont transmis par Elzéar Lagimodière (fils de La Prairie), et par Marguerite (fille de La Prairie) dans deux différentes lignées de sa famille. Cependant, l’histoire racontée reste la même dans chacune de ces lignées, à travers les générations.

Une histoire orale captée par Henri Létourneau raconte qu’une petite fille de La Prairie (Marguerite Bérard) aurait été témoin de ces événements chez son grand-père, mais à la ferme, le long de la rivière Seine à Saint-Boniface, en 1863 plutôt qu’à Lorette 20 ans plus tard.

PP-1031

Canne en bois laqué noir, 1885

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TRT-8

Ceinture fléchée ayant appartenu a Grégoire Breland

c. 19e sciècle

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EE-351

Coffret en bois fabriqué par Ambroise Lépine

Ce coffret fabriqué par Ambroise Lépine est fait en bois et peint en noir.

Ambroise Lépine est né en 1840 à Saint-Boniface, d’un père canadien-français et d’une mère métisse de Pointe-à-Grouette (Sainte-Agathe). À l’âge de 19 ans, il épouse Cécile Marion et devient agriculteur, chasseur et fréteur selon les saisons.

À l’automne de 1869, Lépine se rend vers Pembina avec 14 autres Métis pour rencontrer William McDougall et lui livrer une lettre du comité national des Métis lui interdisant l’entrée dans leur territoire. Il est élu chef de mission par ses compatriotes en route. Il devient par après successivement : chef des gardes; adjudant général de l’armée du gouvernement provisoire; représentant de Saint-Boniface à la Grande Convention; membre de l’Assemblée législative d’Assiniboia.

Au printemps 1870, Ambroise Lépine est président de la cour martiale du gouvernement provisoire qui condamne le Canadien Thomas Scott à mort. Lorsque l’expédition de Wolseley arrive à l’été 1870, Ambroise Lépine et Louis Riel deviennent essentiellement des hommes pourchassés; ils se cachent chez leurs connaissances au Manitoba, au Dakota, au Minnesota en attente d’une amnistie, qui avait été garantie à l’oral lors de négociations. Cependant, cette amnistie ne viendra jamais.

Ambroise Lépine finit par rejeter l’offre d’une somme d’argent offerte en échange de son exil. Il revient essayer de reprendre une vie plus normale au Manitoba en 1873, mais il se fait arrêter rapidement et accuser du meurtre de Scott.

Il est finalement condamné à être pendu à l’automne de 1874, mais sa peine est réduite à deux ans d’emprisonnement et un forfait à vie de ses droits civils. Il ne pourra donc pas tenir de propriété ni voter. En 1875 lorsqu’on lui offre un pardon s’il accepte de s’exiler pour 5 ans, il le refuse. Il est finalement libéré en 1876.

Ambroise et Cécile ont une famille de 14 enfants. Ils ne réussiront jamais à s’établir en permanence où que ça soit. Ils vivent à Grande Pointe et à Oak Lake (Manitoba), à Saint-Louis et à Forget (Saskatchewan) et, finalement à Quibel proche de Minaki (Ontario). Il revient passer les dernières années de sa vie à Saint-Boniface, on finit par lui réinstaurer ses droits civils et il meurt à l’hôpital en 1923.

En dépit des circonstances, il a tout de même continué à œuvrer pour les Métis à sa façon :

Il a été membre fondateur de l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba en 1887.

Il a été un acteur clé dans les efforts de l’Union de retenir Auguste Henri de Trémaudan afin d’écrire le livre historique ‘Histoire de la nation métisse dans l’Ouest canadien’, reconnu comme source historique fiable.

Ambroise aurait apparemment dit à un moment donné qu’il avait risqué sa vie une fois pour la cause métisse, et qu’une fois suffisait.

EE-117

Pochette murale perlée

C’est Mathilde Carrière, qui épouse Alexandre Nault, qui est la propriétaire de cette pochette qui aurait été achetée aux environs de la réserve One Arrow, près de Batoche, en Saskatchewan. Mathilde est la fille de Marie-Pélagie Parenteau et Damase Carrière. Sa famille habite Saint-Laurent-de-Grandin (Saskatchewan d’aujourd’hui) lors des années qui mènent à la résistance du Nord-Ouest. Son père Damase s’implique dans les griefs et l’organisation des Métis. Il participe à la résistance, et est tué pendant la bataille de Batoche. La pochette reste dans la famille de Mathilde et d’Alexandre Nault, qui s’établit aux environs de Saint-Pierre-Jolys par après. Alexandre Nault est le petit-fils de Josette Lagimodière et de Amable Nault.

Il est difficile de déterminer le style de perlé de cette pochette. Certains experts suggèrent qu’il n’est pas inconcevable qu’une famille ait dit avoir acheté une pièce dans une réserve, plutôt que d’avouer sa propre ascendance métisse. Il y a des éléments métis dans la pièce (les tiges et traces de souris ; le feuillage), mais certaines fleurs sont plutôt du style cri. Chose certaine, cette pochette aurait été fabriquée par quelqu’un qui était à proximité d’influences cries et métisses.

EE-366

Veste de Jean-Baptiste La Prairie Lagimodière, début des années 1880

Selon l’histoire orale dans une lignée de la famille, Jean-Baptiste « La Prairie » Lagimodière de la Petite Pointe-des-Chênes (maintenant Lorette) reçoit cette veste en guise de reconnaissance pour sa générosité envers un groupe d’autochtones de la nation Dakota. L’acquisition de cet objet par le MSBM est rendue possible en 2016 grâce à l’appui du Comité du bicentenaire Lagimodière-Gaboury ainsi qu’un membre de la famille étendue, M. Guy Savoie.

Au début des années 1880 alors que les Dakotas sont encore persécutés aux États-Unis, un groupe d’entre eux s'enfuyant de l'armée américaine, traverse la frontière internationale. De là, ils sont accompagnés par la police montée, jusqu'à une des fermes Lagimodière (à l’endroit surnommé ‘La Compagnie Graisse’) entre Lorette et Prairie Grove. La Prairie et son fils Elzéar ont la réputation d’être généreux, et ils accueillent les Dakotas afin qu’ils puissent trouver refuge chez eux. La Prairie leur donne des provisions et une vache à abattre afin de subvenir à leurs besoins. En reconnaissance de son aide et de sa générosité, le chef Dakota nomme La Prairie son « frère de cœur » et lui offre cette veste perlée. D’autres objets sont aussi offerts à La Prairie lors de cette cérémonie, tels que le calumet qui fait partie des collections du MSBM depuis 1971. Les objets sont transmis par Elzéar Lagimodière (fils de La Prairie) et par Marguerite (fille de La Prairie), dans deux différentes lignées de sa famille.

Une histoire orale captée par Henri Létourneau raconte qu’une petite fille de La Prairie (Marguerite Bérard) aurait été témoin de ces événements chez son grand-père, mais à la ferme, le long de la Seine, à Saint-Boniface, en 1863 plutôt qu’à Lorette 20 ans plus tard.

EE-362

Panneau perlé

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EE-323-A-B

Mitasses, fin du 19e siècle

Ces mitasses ou jambières sont confectionnées par Mathilde Perreault, née Carrière (1848-1939). Elle nait dans la Paroisse de Saint-Vital et y fréquente l'école tenue par les Sœurs Grises. Elle épouse Joachim Perreault en 1876, à Saint-Boniface. Le couple s'établit sur une ferme qu'ils exploitent aux environs de Saint-Pierre-Jolys au Manitoba. Leur premier enfant ne survit pas à ses premiers jours, mais par la suite, ils ont quatre enfants. Son frère Damase Carrière est tué pendant la bataille de Batoche en 1885, et figure sur la liste des martyrs de la Nation métisse. Mathilde est une femme de grande dévotion catholique, qui conserve ses traditions métisses, y compris l'ouvrage du perlé.

Rendue veuve, elle habite premièrement chez son fils Alfred puis travaille quelque temps comme cuisinière chez M. Albert Préfontaine. Mathilde vit une longue vie jusqu'à l’âge de 91 ans. Elle est inhumée dans le cimetière de Saint-Pierre-Jolys. Plusieurs objets ont été trouvés par ses descendants dans une malle remplie de trésors familiaux, qui ont été transférés au MSBM.

TFT-93

Ceinture fléchée d'Elzéar Goulet

Elzéar Goulet est né en 1836 à Saint-Boniface. En 1861, il hérite du rôle de son frère Roger et commence à transporter la poste à cheval entre la colonie de la Rivière-Rouge et Pembina. Il se forge une bonne réputation et tisse plusieurs liens grâce à cette entreprise. Il épouse Hélène Jérôme à Pembina en 1859 et devient citoyen américain. Ensemble, ils auront 6 enfants.

Sa famille et son travail font en sorte qu’Elzéar voyage constamment entre les deux communautés. Il est appelé à s’impliquer lors de la résistance en 1869 et devient capitaine (2e commandant) sous Ambroise Lépine, dans le gouvernement provisoire. Il est membre de la cour martiale qui condamne Thomas Scott en mars 1870 et est en faveur de la peine de mort pour le prisonnier. Avec André Nault, Goulet sert d'escorte à Scott lorsque ce dernier est emmené de la prison du Fort Garry-d’en-Haut pour son exécution. Il est aussi chargé de se débarrasser du corps de Scott, à la suite de son exécution.

En septembre de 1870, Goulet est aperçu dans le village de Winnipeg par un homme qui avait été prisonnier de Riel sous le gouvernement provisoire. Avec deux membres du corps expéditionnaire de Garnet Joseph Wolseley, ils poursuivirent Goulet qui s'enfuit à pied vers la rivière Rouge. Goulet essaye de se rendre à Saint-Boniface en traversant la rivière à la nage. Ses poursuivants lui jettent des pierres, dont une frappe Goulet à la tête et l'assomme. Goulet se noie dans la rivière Rouge.

Le Parc commémoratif Elzéar-Goulet est situé le long de la rivière à Saint-Boniface, au nord du boulevard Provencher sur l’avenue Taché. Elzéar Goulet figure parmi les Métis reconnus lors de la commémoration des tombes tenue par l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba le 16 novembre chaque année.

EE-344

Robe métisse

La provenance de cette robe n'est pas connue, mais elle faisait partie des collections originales de la Société historique de Saint-Boniface (SHSB). À la suite de la création du Musée de Saint-Boniface, la SHSB transfère au fil du temps la majorité des objets de ses collections au Musée, pour qu’elle puisse se concentrer davantage sur les archives. L'état de la robe suggère qu'elle est possiblement endommagée lors de l'incendie de la Cathédrale en 1968, époque où le musée de la SHSB se retrouve dans le sous-sol de la Cathédrale. Bien que cataloguée à l’origine comme étant une robe métisse, la coupe n’est pas typique des robes métisses documentées et il existe une photo dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada qui démontre une femme Dakota (la femme de Sitting Eagle) portant une robe dont la coupe est très semblable.